Ton Silence
Ton silence m'épuise.
Mes larmes sombrent
Envahies de brume grise,
De tes absences en ombres.
Pierre après pierre édifiée,
Soigneusement protégé,Mon cœur s'était blotti,
A l'abri de la vie.
D'un souffle, mes murs se brisèrent
En simples pailles dispersées,
Plus légères que l'air,
Là où tout autre avait échoué.
Dès lors tu en as fait ton pays,
Telle une forteresse érigée,
Impénétrable à toute forme de vie
Car depuis tu l’as désertée.
Brouillard-Claude Monet
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